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Pseudo: amayasCatégorie: Art et cultureDescription:
Si vous ne préparez pas bien un projet, vous mettrez trois fois plus de temps que le temps prévu, si vous le préparez bien, vous mettrez deux fois plus de temps.
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Samedi 27 Mai 2006

 

Voici la fête la plus tendre de l'année. Celle où les c?urs fondent devant un petit travail d'enfant, un petit poème, un petit gâteau ou une recette salée originale. N'oubliez surtout pas d'immortaliser cette petite fête ! Les plus grands offrent des fleurs ou un cadeau très personnel. Les petits font des prouesses de création avec l'aide de grands pour faire le plus beau cadeau du mOnde !

  Petite historique de la fête des Mères                         

La fête des mères date depuis belle lurette !

Elle trouve son origine dans la Rome Antique. Ainsi, le jour des Mères, les "Matronalia", était déjà célébré au VI siècle avant Jésus Christ, sous la haute protection de Junon, déesse de la Féminité et du Mariage.

Plus près de nous, en 1914, ce fut le président Woodrow Wilson qui officialisa la coutume, après avoir été ému par l'une de ses électrices restée inconsolable suite à la mort de sa chère maman !

Depuis, le fameux jour du "Mother day", dans certaines régions, les hommes portent une fleur d'?illet blanc à la boutonnière, symbole de l'amour porté à leur "dear mother" !

Cette nouvelle fête déplût fort aux suffragettes, militantes partisanes de l'émancipation féminine, qui se battaient à l'époque pour leur droit de vote.
Elles y voyaient un encouragement à ce que la femme reste au foyer à élever ses enfants en jouant uniquement les fées du logis, sans avoir la possibilité de revendiquer le droit bien légitime au travail salarié.

En France, suite à la meurtrière guerre de 14/18, beaucoup de mères perdirent leurs fils et beaucoup d'épouses leur mari.
Pour rendre hommage à toutes ces femmes, une première "Journée des mères" fut célébrée à Lyon en 1918.

Depuis 1941, la Fête des Mères est devenue une fête inscrite au calendrier.
Ce jour, fixé l'un des derniers dimanches de mai, donne lieu à d'adorables ribambelles de cadeaux préparés par les petits loups en secret, avec la complicité inventive de leurs maîtres et maîtresses d'école.

Que de poèmes, de bijoux faits avec les moyens du bord sont alors offerts par les artistes en herbe !
Bien souvent ces cadeaux finissent leur vie entassés pèle mêle dans un tendre bric à brac !

Les mamans les ressortent plus tard de leurs tiroirs à souvenirs avec un battement de c?ur : "Tu te rappelles quand Léo m'a offert ce collier de trombones, il venait tout juste de perdre sa dernière dent de lait?et de gagner sa première ceinture de judo !

Source : Fiesta-i-fiesta.com

Jeudi 04 Mai 2006

 

Très juteux, le marché du téléphone portable a connu une évolution assez remarquable ces trois dernières années. En l’absence de tout contrôle et de régulation, il a fini par être phagocyté par l’informel, désormais touchant y compris les puces. Cette situation ne cesse de prendre de l’ampleur et ce ne sont certainement pas les mesures timides des trois opérateurs de téléphonie mobile qui vont mettre un terme à ce trafic.

Les nombreux distributeurs existants sur le marché ont tous reconnu que la contrebande de téléphone portable et maintenant de la puce est en train de porter de sérieux coups à leur commerce. Ils expliquent que les filières de Zouia, qui ramènent les mobiles de la frontière marocaine, ou encore « shab el cabas » (ceux qui font rentrer les portables volés en Europe par les aéroports) et enfin les réseaux du Sud-Est asiatique et des pays du Golfe ont inondé le marché avec des produits qui coûtent souvent le tiers du prix affiché par les distributeurs officiels. En effet, un petit tour aux boutiques d’El Mohamadia, d’El Harrach, ou encore dans les étals informels de Bab El Oued, le plus cher des mobiles ne dépasse pas les 10 000 DA, alors qu’en vitrine son prix oscille entre 25 000 et 30 000 DA. Une situation qui n’arrange pas tellement les concessionnaires. Bon nombre d’entre eux n’ont accepté de faire état du dysfonctionnement du marché des mobiles que sous le couvert de l’anonymat. Ils ont dénoncé l’absence totale du contrôle de l’Etat sur le terrain en pointant le doigt surtout vers les services des impôts et du commerce. Un distributeur d’une marque allemande a affirmé que « sur un total de 3,2 millions de portables vendus en 2005, 600 000 proviennent de la contrebande. Certains distributeurs ont une grande part de responsabilité dans ces pratiques frauduleuses. L’absence de contrôle du fisc et du commerce a fait que des distributeurs optent pour le gain rapide et facile en remettant leurs produits à des grossistes, souvent des prête-noms exerçant parfois sans registre du commerce. Ces derniers ne respectent aucune loi et agissent en toute liberté ». Pour un autre intervenant, le marché est « totalement biaisé » par certains distributeurs, notamment ceux qui ont réussi à avoir le monopole du marché, du fait de leur position privilégiée par l’un des opérateurs de la téléphonie mobile. « Sur une quinzaine de distributeurs qui se sont partagés un marché de 3,5 millions de portables en 2005, à lui seul près d’un million d’appareils, alors que ses moyens et capacités de distribution sont limités », a noté notre interlocuteur. Une situation qui, d’après lui, est en contradiction avec les règles du marché. « Ce distributeur, du fait de ses relations commerciales avec un des opérateurs de la téléphonie mobile, est en train d’accaparer une grande partie du marché des mobiles. Ce qui est déloyal par rapport aux règles de la concurrence », a-t-il précisé. Pour ce qui est du marché des puces Allo, Star et Mobilight, aucune explication n’a été donnée pour justifier la vente informelle de ces produits à des prix bas. M. Gaceb, directeur général de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT), a déclaré avoir saisi à deux reprises les trois opérateurs de la téléphonie mobile sur ce phénomène de la vente à l’étalage des puces. « Il y a un cahier des charges que les opérateurs sont tenus de respecter. L’identification des usagers est obligatoire. Nous avons mis en garde contre cette pratique. Si elle persiste, nous prendrons les mesures nécessaires à l’égard des opérateurs défaillants. »

Un contrôle qui échape aux opérateurs
Le responsable a expliqué que le problème se situe au niveau des points de vente, contrôlés en général par les distributeurs, lesquels à leur tour sont liés par des cahiers des charges aux opérateurs de téléphonie. « Il est vrai que l’opérateur n’a aucun contrôle sur le point de vente, néanmoins il peut obliger son distributeur à être plus vigilant et moins conciliant avec ce dernier. Certains opérateurs comme Wataniya, par exemple, ont offert des bonus aux distributeurs qui arrivent à lui faire remonter le maximum d’identification, c’est-à-dire les contrats d’achat des puces. Mais cela n’a pas empêché le trafic », a noté le responsable. Contactés, les responsables de Wataniya ont refusé de s’exprimer sur le sujet, en dépit de nos nombreuses sollicitations par le biais du chargé de la communication. Gharbi Salim, directeur de la vente au niveau d’Orascom Télécom Algérie (OTA), a, quant à lui, expliqué que l’opérateur n’a pas de relation avec les points de vente. « Nos interlocuteurs sont les distributeurs agréés. Ils sont soumis à un cahier des charges et toute violation des clauses de ce dernier implique automatiquement des sanctions. Nous avons déjà résilié notre contrat avec un distributeur parce qu’il n’a pas respecté le cahier des charges. Nous avons toujours attiré l’attention de nos distributeurs sur la nécessité de faire remonter les contrats d’achat des puces », a déclaré le responsable. Il n’a cependant pas pu déterminer le pourcentage des puces vendues sans contrats, estimant néanmoins que ce chiffre avoisine les 5% de toutes les ventes. Il a expliqué, par ailleurs, que le puces cédées en dehors des points de vente sont généralement celles contenues dans les packs Lahbab mis sur le marché pour booster les ventes. « Nous nous sommes rendu compte qu’effectivement certains points de vente, nous en avons plus de 6700 répartis dans les 48 wilayas, ouvrent le pack Lahbab et vendent séparément la puce d’activation avec un crédit permettant un seul appel, et une autre carte de recharge. Le prix du pack est de 3550 DA et comprend un téléphone Nokia 1100 et une puce d’activation d’un numéro, et une recharge. Un prix attractif qui a poussé certains à se faire de l’argent », a noté notre interlocuteur. Ce dernier a rappelé que cette pratique est tout à fait prévisible, comme cela a été le cas pour les téléphones portables.

Le marché informel prend de l’ampleur
« Vous avez remarqué que pour les appareils, nous sommes passés d’un marché à 100% informel en 2001, à un autre où l’informel ne représente qu’un taux compris entre 10% et 15%. Mais nous pensons que les services du commerce sont les seuls habilités à intervenir pour mettre un terme à ce genre de pratiques que ce soit pour les appareils et les accessoires qui se vendent sur les étals, ou pour les puces. » M. Benharrat, directeur du marketing et de la communication au niveau de Mobilis, a lui aussi reconnu la difficulté de ces distributeurs à faire remonter les contrats de vente des puces. « Nous avons des cahiers des charges qui nous lient aux distributeurs, lesquels ont des relations directes avec les points de vente. Nous avons même prévu une commission pour ceux qui remontent le plus grand nombre de contrats. Nous nous sommes trouvés devant une situation un peu délicate. Avec une seule carte d’identité, le buraliste affecte plusieurs numéros », a noté le responsable. Pour y faire face, il a affirmé avoir lancé en 2006 un nouveau service de contrôleurs et d’animateurs chargés de contrôler les distributeurs et de veiller à ce que la traçabilité de la ligne soit possible. M. Benharrat a reconnu que des puces Mobilight ont été mises sur le marché informel tout en notant que des mises en garde ont été adressées par ses services aux distributeurs de Mobilis leur rappelant leurs obligations vis-à-vis de l’opérateur. « Nous avons même prévu des pénalités contre ceux qui sont défaillants. Cela a été le cas d’ailleurs pour ceux qui n’ont pas respecté les clauses du cahier des charges. Nous sommes en train de mettre en place tout un dispositif qui nous permet de reconstituer la banque de données sur les abonnés et d’avoir ainsi la traçabilité des puces. Nous n’avons aucun contrôle sur les points de vente, qui eux relèvent des distributeurs. » Les différentes interventions des responsables contactés se rejoignent pour interpeller les services du commerce sur le phénomène de la contrebande de mobiles et de puces. Pour les opérateurs de téléphonie, il n’est pas question d’être à l’encontre des intérêts des distributeurs et faire comme ce qui se passe ailleurs, c’est-à-dire offrir aux usagers le mobile et la puce en même temps. « Ailleurs, le marché est complètement saturé, ce qui a poussé les opérateurs à innover en offrant l’appareil à un prix symbolique. Ce qui ne peut être le cas en Algérie. Le marché commence à peine de se créer. C’est une option envisageable, mais pas pour l’instant », ont déclaré les deux responsables commerciaux de Mobilis et de Djezzy.
Salima Tlemçani

Mercredi 08 Février 2006

Les candidats à l’immigration pourraient être exempts, dans un proche avenir, de payer les 975 dollars canadiens exigés par le gouvernement fédéral.
C’est du moins la promesse faite par Paul Martin et Stephen Harper, les chefs des partis libéral et conservateur canadiens, aux candidats à l’immigration qui doivent payer 975 dollars canadiens pour eux-mêmes et leurs conjoints afin de s’installer au Canada. Le chef conservateur s’est engagé à les réduire de moitié dès l’installation de son gouvernement, s’il obtient le nombre de sièges nécessaire. Il les diminuera à 100 dollars après, s’est-il engagé. Le Premier ministre libéral sortant avait promis, quant à lui, d’éliminer complètement dans les trois ans qui viennent ces frais d’installation qui dépassent les 60.000 DA. D’autres frais sont exigés pour l’étude du dossier fédéral. Ils ne changeront pas. Le requérant principal doit payer 550 dollars pour lui et la même somme pour son conjoint et tout enfant à charge de plus de 22 ans. Pour tout enfant de moins de 22 ans, il doit débourser 150 dollars. Tous ces frais viennent après ceux exigés par le gouvernement provincial, dans le cas du Québec. Ceux-ci s’élèvent à 390 dollars pour le demandeur principal, 250 dollars pour son conjoint et 100 dollars pour toute autre personne à charge, en cas de parrainage. Ces promesses électorales n’ont pas laissé indifférents leurs adversaires politiques, qui n’ont pas manqué de rappeler à Paul Martin que c’est lui qui a instauré cette taxe à l’immigration en 1995 lorsqu’il était ministre des Finances. A l’époque, il avait justifié cette décision par une question de déficit budgétaire. En lançant ces promesses, les hommes politiques canadiens voulaient avoir les faveurs d’un électorat ethnique déterminant dans certaines circonscriptions. Stephen Harper, élu premier ministre, est allé jusqu’à promettre de présenter les excuse du Canada pour la communauté d’origine chinoise qui a été victime dans le passé d’une taxe instaurée entre 1885 et 1923 pour limiter l’immigration chinoise. Toutefois, la frustration actuelle chez les immigrants est la non-reconnaissance des diplômes acquis dans leurs pays d’origine et la difficulté d’accéder au marché du travail à des postes reflétant leurs réelles qualifications. Sur ce point et profitant de la Journée mondiale des migrants, le 15 janvier, la Conférence des évêques catholiques du Canada a appelé à un « accueil digne des immigrants » en recommandant une « reconnaissance de leur éducation et de leurs compétences professionnelles ainsi qu’une plus grande ouverture au marché du travail ». Promesses, promesses, qu’en sera-t-il après l’élection ?

Samir Ben Djafar

 

 

publié par In El watan du 07/02/2006 dans: culture-connection
Vendredi 27 Janvier 2006

Parmi les pays convoités et prisés par les algeriens pour l'immigration figure , bien sur, le canada . Ce beau pays ou tout le monde reve d y vivre et ce en depit des conditions climatiques qui sont comme tout le monde le sait des plus rigoureux , accueille chaque année des milliers de candidats pour l'immigration . Cette "porte ouverte" à un mode de vie plus avantageux et clement au même temps n'a pas laissé indifferents certains intemediaires qui n'hesitent pas à faire l'eloge de leurs services dans la rapidité dans le traitement des dossiers de candidatures de nos concitoyens algeriens. Seulement paserpar ces intermediaires met souvent les candidats face à des surprises parfois facheuses . Sinon comment expliquer les differents temoignages receuilis par la presse algerienne à l'exemple de cet article qui suivra paru à El-watanle 26/01/2006 :

                                                                                                                                 -Amayas-

                                                                                                                    

Le Canada est de loin le premier pays au monde qui accueille en masse les candidats algériens à l’immigration. En effet, le nombre de nos concitoyens, aujourd’hui installés sur les terres de la 2e puissance d’Amérique du Nord, tourne autour de 40 000. Diplômés dans leur écrasante majorité de l’enseignement supérieur, (médecins, ingénieurs, biologistes ou informaticiens), ils se concentrent dans la région francophone du Québec. En famille surtout, ces Algériens ont choisi ce vaste pays pour les nombreuses facilités qu’il accorde aux immigrants : un niveau de vie nettement meilleur que celui du pays d’origine, un système scolaire des plus performants sans compter les nombreux avantages sociaux dont le Canada est l’un des rares pays à offrir. Si la plupart de nos expatriés ont choisi les canaux officiels pour immigrer au Canada, d’autres préfèrent solliciter les services des intermédiaires. « C’est pour faire vite », expliquent-ils, précisant qu’ils sont prêts à vendre tout ce qu’ils possèdent en Algérie. La facture est de toute évidence salée, pouvant atteindre les 60 millions de centimes. Une fortune qui atterrit dans les tiroirs-caisses des « avocats » spécialisés dans l’immigration au Canada comme honoraires pour services rendus. Les « services rendus » sont les démarches que l’avocat est censé faire auprès du gouvernement canadien afin d’obtenir le fameux sésame à ses clients. Ceux-ci, s’ils ont la chance d’être retenus, voient leur dossier aboutir après plusieurs années d’attente. D’autres, plus nombreux, ne voient rien venir, après avoir formulé la demande il y a près de 5 ans. L’un d’entre eux, A. L., dans le but de s’installer au Canada avec sa femme et ses 3 enfants, s’est adressé à un « cabinet d’avocat québécois », représenté à Alger par une entreprise de...négoce. Il attend depuis le 5 novembre 2001, mais ne voit toujours pas le bout du tunnel. « Lorsque je me suis présenté pour la première fois, on m’a signifié que j’étais éligible et que mon dossier aboutira au bout d’une année au maximum. Partant de cela, je n’hésitais pas à m’acquitter de toute somme que l’on me réclamait. Hormis les dinars, j’ai remis à l’avocat en question 1780 euros et 2700 dollars canadiens par virement CPA, soit 40 millions de centimes en monnaie nationale. Je suis saigné à blanc. Le problème est que si j’abandonne, je ne serai pas remboursé », indique, dépité, A. L. La clause du « non-remboursement » a été, en effet, appliquée à cette dame, T. C., dont une copie du dossier est en notre possession. En voulant se retirer, après un versement de 2000 dollars canadiens, Mme T. C. reçoit un courrier qui dit en substance : « Ainsi à votre demande, nous procédons à la fermeture de votre dossier pour cause de désistement. Nous vous rappelons que tel que stipulé dans la convention d’honoraires, dans un tel cas, la clause de remboursement n’est pas applicable. » « Inutile de dire qu’il s’agit là d’une véritable arnaque, en ce sens que le candidat est en mesure de juger si l’attente a été trop longue et avoir ainsi pleinement la liberté de se désister », tonne une autre « victime ». S’étant constituée en collectif, ces derniers ont saisi la justice contre le « cabinet d’avocat » en question. Un avocat dont l’enseigne est accrochée au premier étage d’un immeuble d’Alger-Centre, mais qui n’est pas inscrit au barreau d’Alger. Le ministère canadien de l’Immigration conseille les candidats de s’adresser directement à ses services.
                                                                                                        D.Z

Mercredi 25 Janvier 2006

Rappelez-vous, si je viens à tomber dans un fossé, mon âme vous appellera. » Matoub Lounès, des années (25 juin 1998) après son assassinat par les forces du mal, est plus que jamais présent dans les cœurs de ces milliers d’adulateurs qui le proclament à chaque instant malgré sa disparition. Ses textes poétiques et son engagement contre le pouvoir et l’intégrisme islamique demeurent toujours le référent de toute une jeunesse lassée des vieilles litanies que le pouvoir perpétue dans ses agissements. « Seule la culture du genre ‘‘arabo-islamique’’ a été favorisée par le système et appuyée par l’arabisation au rabais et les films égyptiens. Où est la place de la culture berbère ? Où sont nos coutumes et traditions ? La robe kabyle ou le haïk algérois n’ont rien à envier au djelbab iranien ou soudanais. Pourquoi ne parle-t-on pas de Kahina, de Koceïla et des autres guerriers berbères ? Pourquoi pas des édifices en leur nom ? Pourquoi ignore-t-on la civilisation berbère ? » Sont autant de requêtes qui démontrent avec conformité la position intransigeante de son combat et son refus criant de l’extravagance, devenue depuis l’indépendance une vertu du pouvoir. Nul ne peut ignorer l’apport indéfectible que le chantre de l’amazighité a apporté à l’inspiration de l’action culturelle et le déclic qu’il engendre dans la création culturelle. A titre d’exemple, l’une de ses chansons a été une source d’inspiration pour le montage d’un court métrage sous forme de cassette vidéo, sortie sur le marché sous le titre Azal n tsar (le prix de la vengeance) qui a d’ailleurs été primée lors du Festival du cinéma amazighe, qui s’est tenu à Oran. « Lorsque je dis quelque chose, je pense que c’est la vérité, mais si je me rends compte que c’est le contraire, je le reconnais, et je ne persiste pas dans l’erreur, c’est là aussi un rétablissement de la vérité. » Une qualité que Lounès a de tout temps préservée d’où sa lucidité et son éveil précoce qui ont fait de lui un rebelle et un défenseur acharné des causes justes qu’on retrouve distinctement dans ses textes matérialisant à la fois les soupirs et les inquiétudes d’un peuple dépossédé de son identité ancestrale. Des textes qui ne sont pas uniquement de l’exaltation de l’âme ou encore du lyrisme, mais plus une prise de conscience et une arme à une sensibilisation de toutes les couches sociales pour un engagement continu et durable de la cause. Lounès en affirmant « je ne me crois pas leader. J’essaie de défendre une cause que je trouve juste, c’est tout », n’est pas de ceux qui se proclament des pionniers du militantisme et de la démocratie en Algérie. « Moi, j’ai fait un choix, Djaout avait dit : il y a la famille qui avance et la famille qui recule. J’ai investi mon combat aux côtés de celle qui avance. » Un choix bien rempli par Lounès au détriment des suites pénibles qu’il a réussi malgré tout à surmonter avec le soutien de tout un peuple qui s’est d’ailleurs montré reconnaissant à chaque fois que l’occasion s’est présentée : « Je pense que le public mérite plus. Disons que j’ai appris une chose : je suis un chanteur pas ordinaire. Dans les moments difficiles et douloureux, n’étaient ces gens, je n’aurais jamais remonté la pente. Le public était là, à mon chevet, pendant des mois. J’ai subi dix-sept interventions chirurgicales en un temps record, c’est grâce à Dieu Le Tout-Puissant et à l’amour de ces gens que je suis ce que vous voyez. » « J’ai même repris l’hymne national à ma manière. » Un tournant décisif qu’il n’avait pas peur d’affronter en dépit des risques encourus. Une manière aussi de déclencher la mémoire collective pour prévenir d’abord et mobiliser ensuite. Son franc-parler a fait de lui un symbole de résistance et un symbole de revendications devenus indissociables auprès de la communauté réceptive. Sept ans après sa disparition, les circonstances exactes de son assassinat demeurent toujours floues ; comme si Lounès avait raison en disant : « Dieu me rendra justice, car la justice des hommes a malheureusement choisi le chemin de l’exil. » Outre sa poésie revendicatrice et engagée, Lounès Matoub n’a pas omis ou par nécessité de composer dans le « lyrico-dramatique » caractérisé dans sa globalité de textes traitant du vécu social, d’amour, mais aussi de douleur et d’affliction d’une perfection inégalée jusqu’ici. La richesse de son lexique est là pour en témoigner. Cet homme, haut comme le ciel et tellement « profond » à tel point qu’on peine à atteindre le fond, a réussi à laisser derrière lui toute une génération qui continue à montrer sa détermination à aller jusqu’au bout de ses aspirations quitte à les payer de son sang. Nous ne saurions conclure sans inclure cette phrase symptomatique du chantre : « Je sais que je vais mourir dans un mois, deux mois, je ne sais pas. Si on m’assassine qu’on me couvre du drapeau national et que les démocrates m’enterrent dans mon village natal, Taourirt Moussa. Ce jour-là, j’entrerai définitivement dans l’Eternité.

                                                                                                                                                   -Amayas-

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