Présentation

culture-connection

Pseudo: amayasCatégorie: Art et cultureDescription:
Si vous ne préparez pas bien un projet, vous mettrez trois fois plus de temps que le temps prévu, si vous le préparez bien, vous mettrez deux fois plus de temps.
Recommander ce blog
Jeudi 04 Mai 2006

 

 

Il y a réellement quelque chose de pourri au royaume de Yemma Gouraya où une famille, une seule, drivée par une bonne femme incapable de dire un mot sur la sainte des lieux, fait main basse sur le denier du culte, ne tolérant comme de juste aucune concurrence poussa la mesquinerie et la voracité à un point tel que rien de tout ce qui rentre comme offrandes en nature est mis soigneusement de côté, nonobstant la cohorte de miséreux terrorisés que seule la nécessité pousse à grimper les contreforts escarpés du fort.

Bougiotes et pèlerins de la vallée et d’ailleurs, mettent à profit l’extraordinaire beauté de ces journées printanières pour renouer avec la visite du sanctuaire de leur sainte des jours d’été, mais ils étaient tout de même plusieurs centaines à gravir le chemin qui, bien vite, prend l’allure d’un chemin de croix particulièrement pour les malades et les vieillards en quête de rédemption et que seule une foi qui, dit-on, déplace les montagnes, fait encore marcher. Le soleil chauffe, juste ce qu’il faut, les têtes et l’air pur des hauteurs procure une grisaille qui fait de chaque pèlerin un demi-dieu ! L’ivresse propre à l’altitude ajoutée à la solennité des lieux font qu’un sentiment indicible de bien-être, de plénitude incomparable gagne la foule. Cela fonctionne, rapportent les pèlerins, les vrais, comme si après avoir mis à  bas tous les polluants de l’existence, les corps repartent revivifiés, régénérés, tonifiés car débarrassés de tout ce qui met à mal l’esprit. Si certains ont recours à la transe, pour la plupart, le mausolée fonctionne un peu comme un dérivatif, un dévidoir de stress, chargé tout spécialement de ruiner les plans du “malin”.
Vrai ou faux ? Le problème n’est pas là. Ce qui importe, c’est ces centaines de visages transfigurés comme touchés par la grâce, qui en longues files refont le chemin inverse vers la ville, qui chantant, qui psalmodiant des vers hermétiques, qui riant aux éclats. A chacun sa Lourdes, sa Fatima ou son Saint-Jacques de Compostelle !
Et pourtant, ce n’est là que la partie visible de l’iceberg, car ce qui se passe au quotidien dans ce vénérable sanctuaire est entaché de l’ensemble des tares propres à l’humanité qui, décidément, ne respecte plus rien. La lutte sourde, underground pour le contrôle des lieux et de l’importante manne qui se déverse sans discontinuer, relève plus de mesquineries bassement humaines que d’une quelconque dévotion où la spiritualité le dispute à l’élévation des âmes et au détachement conduisant à l’illumination... Depuis qu’une mégère, elles étaient deux, fait valoir des droits “historiques” sur les lieux arguant de 18 ans de présence sur les lieux a lancé une OPA (offre publique d’appropriation !) sur le mausolée, c’est la guerre, à coup d’arrêtés d’attribution qui n’existent d’ailleurs pas et déclamés à tout bout de champ de chasse aux faussaires par les forces de l’ordre et de pèlerins décontenancés. En fait, la gestion des lieux n’a jamais été clairement établie. Et ce n’est pas l’obscure et peu efficace association des amis de Yemma Gouraya qui nous contredira... L’APC, de son côté, ne s’est jamais départie d’une attitude faussement neutre. Les enjeux, la cagnotte sont tels qu’il n’est pas trop de toute une famille pour surveiller et régenter un peu tout ça. Si la mère dont les pratiques charlatanesques et ses faux dons de devineresse ne sont un secret pour personne s’occupe du ramassage du denier du culte, le père ces jours-ci fait office de vigie, haut perché, guettant l’arrivée des gendarmes et le cas échéant, sonner le tocsin pour que son épouse de femme, déclarée persona non grata par les autorités, puisse prendre la poudre d’escampette.
Il y a réellement quelque chose de pourri au royaume de Yemma Gouraya où une famille, une seule, drivée par une bonne femme incapable de dire un mot sur la sainte des lieux, fait main basse sur le denier du culte, ne tolérant comme de juste aucune concurrence poussa la mesquinerie et la voracité à un point tel que rien de tout ce qui rentre comme offrandes en nature est mis soigneusement de côté, nonobstant la cohorte de miséreux terrorisés que seule la nécessité pousse à grimper les contreforts escarpés du fort. Rien n’échappe en vérité à la cupidité vigilante de ceux-là mêmes qui louent à tout bout de champ les bienfaits de l’altruisme et du partage (sic !). “Charité bien ordonnée comme par soi-même”. Ceux qui gèrent ces biens sans que personne ne les ait cooptés en ont fait une règle de vie. Pour le partage, allez voir ailleurs. Quant aux dons en espèces, des sommes très importantes en été, c’est “in the pocket”, dans la poche.
La question, la seule qui vaille la peine d’être posée est de savoir qui a intronisé ces faux dévots, ces marchands bradeurs de temple, rois des lieux. Yemma Gouraya n’est sûrement pas la propriété exclusive d’une famille qui n’en détient ni l’exclusivité de l’exploitation de la marque, non déposée par ailleurs, ni le monopole ! L’APC doit, c’est bien là une obligation, prendre les choses en main et avoir un droit de regard sur les rentrées en numéraires. Ça ne peut de toute façon pas continuer ainsi. L’argent récolté doit nécessairement profiter aux pauvres, à tous les pauvres de la ville et Dieu seul sait qu’il y en a de plus en plus. La zerda, c’est bien, le partage régulier, c’est mieux. Quant aux pauvres, aux nécessiteux, personne n’a surtout le droit de dire qu’il n’y en a pas ou mieux, qu’on ne sait pas où les trouver (authentiquement proféré par les partisans de la rapine). Cela relève de l’obscénité la plus répugnante. Ils sont là, à proximité de notre sainte patronne en quête de miettes que les charognards pas repus par 18 ans de flibuste ne veulent même pas laisser tomber.
Encore une fois, le temple de Yemma Gouraya dont l’état général se dégrade de jour en jour, le toit d’une des pièces s’est tout récemment effondré, est un patrimoine connu d’où doit être extirpé le chienlit, entachant de suspicion la quiétude, la sérénité et la sainteté des lieux qui se dégagent de chacune de ses pierres.
Quant aux faux dévots, aux prêtres et prêtresses du mal, aux marchands du temple, ouste, du balai.  Mustapha Ramdani                                             Source: La depeche de kabylie

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus