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culture-connection

Pseudo: amayasCatégorie: Art et cultureDescription:
Si vous ne préparez pas bien un projet, vous mettrez trois fois plus de temps que le temps prévu, si vous le préparez bien, vous mettrez deux fois plus de temps.
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Bonjour tout le monde ....

J'ai arreté d'ecrire ( ex-correspondant de presse dans un quotidien independant , aujourd'hui suspendu) pour diverses raisons liées notamment à plusieurs contraintes sociales beaucoup plus ; mais aussi à d'autres motivations qui n'ont rien à avoir avec ce metier noble qu'est le Journalisme. Aujourd'hui, je sens comme une envie ou encore un manque d'ecrire alors j'ai saisi cette nouvelle opportunité -blog- qui en fait est tres interessante car elle nous permet de s'exprimer mais surtout de communiquer entre-nous. Finalement avec le "recul" je me suis apperçu que ma passion pour l'ecriture est ce "gene" qui semble d'ailleurs tres attaché à mon organisme au poit qu'il est devenu chose vital pour mon organisme.Je vous invite donc à visiter mon blog que j'essayerai d'enrichir à chaque fois que j'ai quelque chose de nouveau à vous communiquer, et vous de votre coté, vos suggestions, idées, impressions sont les bienvenues. Mon blog , que j'ai nommé "culture-connexion" oeuvre , dans la mesure du possible, à vous donner le maximum d'informations et de documentations sur notre culture algerienne en general et Amazighe en particulier.Aussi, j'essayerai de temoigner fidelement et objectivement sur les sujets que je traiterai prochainement. je vous ferai , a travers ce blog, decouvrir et redecouvrir ces grands hommes et autres monuments ( comediens , chanteurs et artistes) qui ont fait triompher notre culture en dehors de nos frontieres et qui ont apporter un plus à l'action culturelle algerienne . enfin , je me soumet à votre jugement et appreciations ; alors n'hesitez pas , ecrivez-moi...

                                                                                                           -Amayas-

Contact : sikom22@hotmail.com

                                                                                                                                                             

Samedi 27 Mai 2006

 

Voici la fête la plus tendre de l'année. Celle où les c?urs fondent devant un petit travail d'enfant, un petit poème, un petit gâteau ou une recette salée originale. N'oubliez surtout pas d'immortaliser cette petite fête ! Les plus grands offrent des fleurs ou un cadeau très personnel. Les petits font des prouesses de création avec l'aide de grands pour faire le plus beau cadeau du mOnde !

  Petite historique de la fête des Mères                         

La fête des mères date depuis belle lurette !

Elle trouve son origine dans la Rome Antique. Ainsi, le jour des Mères, les "Matronalia", était déjà célébré au VI siècle avant Jésus Christ, sous la haute protection de Junon, déesse de la Féminité et du Mariage.

Plus près de nous, en 1914, ce fut le président Woodrow Wilson qui officialisa la coutume, après avoir été ému par l'une de ses électrices restée inconsolable suite à la mort de sa chère maman !

Depuis, le fameux jour du "Mother day", dans certaines régions, les hommes portent une fleur d'?illet blanc à la boutonnière, symbole de l'amour porté à leur "dear mother" !

Cette nouvelle fête déplût fort aux suffragettes, militantes partisanes de l'émancipation féminine, qui se battaient à l'époque pour leur droit de vote.
Elles y voyaient un encouragement à ce que la femme reste au foyer à élever ses enfants en jouant uniquement les fées du logis, sans avoir la possibilité de revendiquer le droit bien légitime au travail salarié.

En France, suite à la meurtrière guerre de 14/18, beaucoup de mères perdirent leurs fils et beaucoup d'épouses leur mari.
Pour rendre hommage à toutes ces femmes, une première "Journée des mères" fut célébrée à Lyon en 1918.

Depuis 1941, la Fête des Mères est devenue une fête inscrite au calendrier.
Ce jour, fixé l'un des derniers dimanches de mai, donne lieu à d'adorables ribambelles de cadeaux préparés par les petits loups en secret, avec la complicité inventive de leurs maîtres et maîtresses d'école.

Que de poèmes, de bijoux faits avec les moyens du bord sont alors offerts par les artistes en herbe !
Bien souvent ces cadeaux finissent leur vie entassés pèle mêle dans un tendre bric à brac !

Les mamans les ressortent plus tard de leurs tiroirs à souvenirs avec un battement de c?ur : "Tu te rappelles quand Léo m'a offert ce collier de trombones, il venait tout juste de perdre sa dernière dent de lait?et de gagner sa première ceinture de judo !

Source : Fiesta-i-fiesta.com

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Mardi 16 Mai 2006

 

 

L’association « Mohand ATH El Hadj » rendra un grand hommage pour la militante et chanteuse de la cause berbère, Malika Domrane, les 25 et 26 mai prochains, les organisateurs et leur hôte vous invite à assister aux différentes activités prévues selon le programme suivant :
 
 

09h00 : Ouverture de la cérémonie par une minute de silence en hommage aux victimes de la démocratie.

Exposition sur l’itinéraire artistique de la chanteuse engagée Malika Domrane.

Exposition de poterie.

Exposition de bijoux.

 Exposition de robes berbères.

Exposition des ateliers de la Maison de la Culture Mouloud MAMMERI de Tizi Ouzou.

10h00 : Conférence-débat sur la femme kabyle, co-animée par Boualem Rabia et Younè

10h00 : Conférence-débat sur la femme kabyle, co-animée par Boualem Rabia et Younès Adli.

12h00 : Pause déjeuner avec un bouquet de plats traditionnels sous les airs d’une troupe de musique traditionnelle (Idhebbalen).

13h00 : Chants traditionnels (Tibugharine).

13h30 : L’entrée de l’artiste à la salle sous les airs d’une troupe de musique traditionnelle (Idhebbalen), prise de parole des invités, des amis, des sponsors et des représentants de l’APC d’Iâezzugen (Azazga).

17h00 : Remise du diplôme à la diva Malika Domrane.

Vendredi 26 mai 2006 au stade Boukersi Lounès :

Gala artistique avec plein de chanteurs kabyles.

Source :kabyle.com

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Mardi 16 Mai 2006

 

 

Ciné Kabyle, une nouvelle entreprise de production audiovisuelle spécialisée dans le cinéma (sketchs, monologues, théâtre, films, documentaires, clips…). Elle vient juste de débuter son activité avec l’ambition de donner « une nouvelle image et une impulsion au cinéma kabyle ».
 

Aujourd’hui, elle met en vente sur le marché quatre productions.

Il s’agit d’un sketch : « Le Planton », d’une pièce de théâtre, « Swab iâawjen » (La justesse déviée) et deux long-métrages « Imatawen n lefjer » (Pleurs de l’aube) et « Ddigh d yir arfiq » (Parti en mauvaise compagnie), disponibles sur deux support : VCD et DVD.

 

Mourad Bouchafa, gérant de Ciné Kabyle, espère perfectionner ses réalisations au fil du temps.

Son but est "la pérennité, à jamais, de la culture, afin de laisser des traces pour les générations futures ". Pour y parvenir, "étant donné l’ampleur de la tâche," il "compte sur l’aide de toutes les bonnes volontés".

Si vous possédez un produit audiovisuel que vous voulez éditer, pour toute suggestion d’idée, d’aide matérielle ou financière, le gérant de Ciné Kabyle vous prie de bien vouloir prendre contact avec lui, par l’intermédiaire d’un des moyens suivants :

Production Ciné Kabyle
Mourad Bouchafa
IZENZAREN, Michelet T.O.

 

Le Planton (Sketch 100 % rire de 45 Min)

C’est l’histoire d’un homme, « Oulhadj Boussad », qui va voir le maire afin de le lui parler de la destruction de sa maison. En arrivant à la mairie, il trouve « Le Plonton » de service, qui rabaissé par les autres employés, se venge toujours sur les visiteurs.

Il lui indique le bureau numéro 12, au bout de ses recherches, « Boussad » trouve une porte portant le numéro 12, mais celles-ci est celle des toilettes. Il revient voir « Le Plonton », qui décide de l’accompagner, sur leur chemin, ils rencontrent du monde, dont la fille du maire, mais il se trouve que notre bonhomme n’est pas venu voir la famille du maire, mais lui en personne.

Puis après, « Le Plonton » explique à notre ami que le maire est actuellement à Alger, la capitale, qu’il passera à son retour par la préfecture, puis par la sous-préfecture pour finalement arriver à la mairie et qu’à chaque arrêt, un travail colossal l’attendait…

 

Swab iâawjen (La justesse déviée) (Pièce de théâtre de 40 Min)
C’est l’histoire d’une réunion de village (tajemmat), qui se réunit pour discuter des problèmes des habitants et des amendes des personnes délictueuses. L’assemblée est invitée à statuer sur l’affaire des frères Khelifa et Boukhalfa et sur les cas des personnes coupables de délit. A la fin, les choses se retournent et ce sont ceux qui ont tord (qui ont fauté) qui n’auront pas à payer des amendes et ceux qui sont justes, devront, quand à eux, en payer, soit, la raison du plus fort, comme le cas de Khelifa…
 
 
Imatawen n lefjer (Pleurs de l’aube) (Film de 1 H 30 Min)

Quatre frères qui s’entendaient bien, travaillant leurs terres, habitant sous le même toit, jusqu’à la mort de leurs parents. Des gens malintentionnés leur en veulent pour leur sérénité et font tout pour briser leur fraternité, ils s’arrangent pour retourner le petit frère de la famille contre les autres en lui disant que ses frères allaient tout lui prendre.

Ils seront presque arrivés à leur fin, mais à la dernière minute, le petit frère se réveille et prends conscience de la manigance de ses ennemis, mais ils ne tarderont pas à l’assassiner, puis, iront demander pardon à ses trois frères, seront-ils pardonnés ?

Ddigh d yir arfiq (Parti en mauvaise compagnie) (Film de 1 H 10 Min)

Deux jeunes hommes partent chercher du travail loin de leur village, au moment où le premier est sincère (Bu nniya), l’autre, est plein de cachotteries (Uhric). Ils marchèrent beaucoup, se sentant affamé, « Uhric » propose à « Bu nniya » de manger sa ration alimentaire en premier, puis, ils mangeront la sienne. Quelques temps après, « Uhric » revient sur sa promesse et refuse de partager sa part, il abandonne son compagnons à la faim, tout seul dans la forêt.

Il ne devra son salut qu’à un chasseur qui le prendra sous sa protection, lui prodiguons soin et nourriture, après avoir affronté tout seul un sanglier et toutes les épreuves de la forêt. À la fin, « Bu nniya » prendra conscience du fait qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné !

 Note : Les titres ont été traduits par la Rédaction pour les rendre compréhensibles pour les personnes non-kabylphones, NOTEZ que les produits disponibles sur le marché ne contiennent que le titre en Kabyle.

source : Kabyle.com

contact : Téléphone : 026 26 04 02
Portable : 073 73 14 82
E-mail : cinekabyle2@yahoo.fr

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Jeudi 11 Mai 2006

«La chute de mon groupe a été organisée»

Pas moins de quatre pages ont été consacrées par VSD à Rafik Khalifa qui fait aussi la couverture de cet hebdomadaire de cette semaine. «Khalifa règle ses comptes» ou encore «Il a fait trembler les stars et le pouvoir algérien» : ce sont les titres qu’a choisis VSD pour accompagner une interview que lui a donnée à Londres l’homme d’affaires algérien poursuivi aujourd’hui par l’Etat algérien, après avoir été présenté par ce même Etat comme le modèle du jeune chef d’entreprise qui réussit, de l’entrepreneur qui donne l’exemple.
Et les photos choisies pour illustrer tout ceci ne manquent pas d’ingéniosité. En gros plan en effet, le président Bouteflika, large sourire aux lèvres et recevant en grande pompe à la présidence l’homme d’affaires algérien avec cette légende de VSD «Du temps de sa splendeur». «Il est temps d’entendre ma vérité», assène Rafik Khalifa au journaliste qui lui rappelle qu’il était accusé par le pouvoir algérien de supercherie et de lourde responsabilité dans le déficit de l’économie algérienne. Et la vérité de Khalifa est celle-ci : la chaîne TV en arabe, émettant de Londres, Khalifa News, était une chaîne politique anti- Bouteflika «qui a affiché des opinions tranchées en émettant le souhait que le pays cesse de courir à sa perte». Et au journaliste qui lui rappelle : «Vous étiez dans le système, comment se fait-il que vous n’ayez pas vu venir les coups ?» Khalifa a cette réponse : «Je travaillais pour développer le pays grâce à ma banque, ma compagnie aérienne et mes sociétés de construction. Mais Bouteflika pensait que je voulais lui prendre son fauteuil. Sincèrement, sa place ne m’a jamais intéressée. » Pourquoi ne s’est-il pas présenté devant la justice algérienne ? lui demande le journaliste qui reçoit pour réponse que la justice algérienne n’est pas libre et que, par ailleurs, il se présentera volontiers à la justice en Angleterre, puisque celle-ci vient d’accepter une plainte déposée par ses avocats, et ce, conformément à la jurisprudence du cas Pinochet, jugé en extraterritorialité. Et de préciser au journaliste : «Si tout se passe bien, le procès devra commencer mi-juin… Mes avocats vont convoquer à la barre le président Bouteflika, les dirigeants de la Banque d’Algérie, du ministère des Finances, tous ceux qui ont organisé la chute du groupe. » «Je vais prouver, dit-il, que le gouvernement algérien a récupéré frauduleusement tout l’argent du groupe ». Mais l’homme d’affaires doute que ces personnes vont venir au procès et ensuite il est bien conscient qu’il peut perdre le procès : «Et si je perds le procès, les Anglais m’extraderont. » Sur les faits eux-mêmes qui lui sont reprochés, Rafik Khalifa répond qu’ils n’ont qu’à prouver qu’il a, comme il lui est reproché, volé 1,7 milliard de dollars. Qu’ils le prouvent, dit-il, et que le juge tranche. Quant aux entreprises publiques qui auraient déposé de grosses sommes d’argent dans Khalifa Bank et qui auraient tout perdu, Rafik Khalifa déclare que ces entreprises ont immédiatement retiré leur argent et tout récupéré. Et d’insister : «Je maintiens que le groupe n’a jamais fait faillite ; c’est une faillite organisée. Ils ont bloqué les opérations vers l’extérieur. Le jour où j’ai quitté le groupe, il y avait 1,7 milliard de dollars à la banque, 300 millions de dollars pour Khalifa Airways, 17 millions pour la compagnie Antinéa.» C’est cette réalité là, selon Khalifa, qui fait que, depuis trois ans, ils n’arrivent pas à faire un procès . Comment vit aujourd’hui Rafik Khalifa ? Le journaliste de VSD, après des semaines d’enquête dans la capitale anglaise, nous décrit un homme décontracté, qui loue son appartement même s’il s’agit d’un trois-pièces meublé dans un quartier chic de Londres. Un homme qui fait des courses dans le supermarché du coin, se balade, va deux fois par semaine au restaurant, a appris à manger du surgelé et ne fait pas la fête dans les cabarets. En dehors de ça, nous dit le journaliste : «ses voitures de luxe ? Juste une grosse berline allemande conduite par un agent spécial britannique chargé d’assurer sa sécurité ». Et à propos de cette surveillance, Rafik Khalifa explique : «La sécurité se durcit autour de moi. Je dois prévenir de mes moindres mouvements et des agents veillent sur moi.»
K. B.-A.
VSD semaine du 10 au 16 mai 2006

Source : Le soir d'Algerie du 11/05/2006

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Jeudi 11 Mai 2006

 

«

 Monsieur l’arbitre SVP, ne sifflez pas la fin ! »

Un jour, les journalistes avaient posé la question à Raymond Domenech, actuel entraîneur de l’équipe de France de football. Enfant, que rêviez-vous devenir ? Il avait répondu le plus sérieusement du monde : président de la République. Il avait placé la barre très haut. Le petit Raymond y croyait même si ce n’était qu’un caprice d’enfant. Le môme Zizou, lui, rêvait d’autre chose.

Pourtant, aujourd’hui, s’il venait à se présenter aux élections, Zinedine, classé premier au hit parade des personnages préférés des Français, décrocherait allégrement la timbale ! Il serait à coup sûr plébiscité. C’est dire toute l’affection, le respect et la considération que lui vouent ses compatriotes, non seulement pour ses performances de footballeur, mais aussi pour son comportement exemplaire et la sérénité qu’il dégage. Zizou président ? Les foules avaient déjà scandé ce slogan sur les Champs Elysées lors du triomphe des Bleus à la Coupe du monde 1998. Cette semaine, en prenant congé de ses fidèles supporters madrilènes, le célèbre footballeur a eu droit à des éloges dignes de son aura et de son talent. Le stade Bernabeü plein à craquer, théâtre de ses exploits passés, s’est mobilisé, en lui offrant le meilleur cadeau d’adieu pour tous les moments de plaisir et d’émotion qu’il a dispensés aux millions de fans qui l’adulent à travers le monde. Zidane est considéré, à juste titre, comme l’un des joueurs les plus doués de sa génération pour ne pas dire de tous les temps. Et lorsqu’un « monument » comme Di Stefano, autre artiste de légende y va de ses compliments, lui qui en est si avare, considérant Zizou comme « un magicien hors pair », cela se passe de commentaires. « Il restera toujours dans nos souvenirs, car il fait partie des plus grands », avait déclaré l’ancienne idole des Madrilènes. La boucle est donc bouclée et Zizou peut tranquillement aller goûter aux délices d’une retraite méritée, sachant qu’il figure désormais et pour longtemps dans le gotha mondial.

Un joueur exceptionnel

Pour son dernier match dans le mythique stade Bernabeü, Zidane a reçu un hommage inoubliable de la part du club et du public madrilènes. Après 5 années passées dans la capitale espagnole, Zizou a livré son ultime match face à Villa Real, ponctué par un joli but de la tête qui rappelle celui par qui la Coupe du monde est arrivée, un certain été 1998. Au moment de l’entrée des joueurs sur la pelouse, une immense mosaïque représentant son maillot n° 5 a surgi des tribunes. Après les présentations, les écrans ont diffusé un montage d’une minute trente des meilleures actions du meneur de jeu français avec les Merengue. Ses équipiers ont porté un maillot spécial avec la mention Zidane 2001-2006, sous l’écusson du club. Son entraîneur, Ramon Caro, ému aux larmes, s’est répandu en compliments parfois excessifs. « Pour égaler Zidane, a-t-il tranché, il faudra sans doute attendre plusieurs générations. Il est le meilleur au monde, jusqu’à la manière de marcher. » Pour immortaliser tout l’itinéraire du célèbre joueur, un film Zidane, un portrait du XXIe siècle sera présenté en salle le 24 mai. Pour titiller un peu notre ego, nous Algériens aurions bien aimé l’avoir parmi nous, défendant nos couleurs nationales, puisque ses parents sont originaires d’un petit village, niché dans la montagne, près de Béjaïa, où la tribu des Zidane reste attachée à la terre, aux valeurs et aux traditions ancestrales. Zizou au sein des Verts ? Une rumeur avait même circulé à la fin des années 1980, laissant entendre qu’un entraîneur national, Kermali, pour ne pas le nommer, n’avait pas osé sélectionner Zizou, au motif que ce dernier était lent ! Ce fait ne pouvait relever que de l’anecdote, puisque le coach en question avait juré par tous les saints, n’avoir jamais fait appel, un jour, au joueur.

Ce n’était qu’un bobard

Zidane n’avait, au demeurant, rien demandé et l’idée d’endosser le maillot national n’avait jamais effleuré son esprit. Adolescent, le jeune prodige pensait beaucoup plus à sa carrière qu’à autre chose. Et on pourrait bien se poser la question de savoir, ce qui serait advenu de sa carrière s’il avait franchi le pas ! Passons. Cela dit, Zizou n’a jamais caché son admiration pour un autre Zidane, Djamel de son prénom, qui l’avait impressionné par son jeu en finesse et sa frappe du gauche. Les deux hommes ont eu l’occasion de se rencontrer et de s’apprécier davantage. Pour Zinedine Zidane, c’est à Cannes que sa carrière professionnelle a vraiment commencé. A 15 ans, il était déjà assez grand pour son âge. Une taille appréciable et un toucher du ballon qui avait attiré l’attention de son premier entraîneur Jean Varraud. « J’avais comme une intuition. Ce gosse-là irait loin. Je ne pouvais le laisser partir. Je tenais un bon filon », avouera plus tard cet éducateur-prospecteur qui avait le don de dénicher les talents, d’où son surnom de renard des stades. Cannes c’est loin de Marseille et Zinedine est contraint de sacrifier la chaleur familiale et les bons plats de sa mère Malika, pour ne se consacrer qu’au football. Il est pris en charge par les époux Elineau qui s’en occupent comme de leur propre rejeton. Le « petit » n’oubliera jamais l’ambiance conviviale et chaleureuse qu’il a trouvée auprès de sa « troisième famille » qu’il saluera à chaque occasion. Sa première famille s’habituera aux absences prolongées de Yazid (c’est son second prénom), plus usité dans le cercle familial. Cet enfant, de la banlieue nord de Marseille, né à la cité HLM de Castellane, immenses blocs de béton, n’a jamais oublié d’où il venait. Il reste attaché à ses origines, incarnant un sens des valeurs que ses parents, notamment son père Smaïl lui a inculqués : l’honneur, le respect des autres et la fidélité.

Fier de son père Smaïl

Zizou a toujours éprouvé de la fierté en évoquant son père Smaïl, un villageois venu de Kabylie pour gagner sa vie en s’établissant à Marseille où il a travaillé comme manutentionnaire de nuit. Un boulot qu’il a exercé de longues années durant, en veillant à l’éducation de ses enfants et en accédant à leurs désirs comme c’est le cas de Zinedine, à qui il a offert sa première paire de chaussures de foot. et qu’il a encouragé à pratiquer ce sport. Quand il était en stage à Cannes, c’est Smaïl qui prenait le train pour aller lui rendre visite et lui apporter les petits gâteaux préparés par sa maman.C’est avec sa première paire de chaussures qu’il prit part à son premier tournoi international des moins de 13 ans organisé par l’AJ Nouvelle vague, un club local dont il est devenu le président d’honneur et dont s’occupe un de ses frères. Zizou intègre Cannes puis est transféré à Bordeaux où il affine son talent aux côtés de deux de ses amis de toujours, Lizarazu et Dugarry. Il se fait remarquer au cours de sa première sélection le 17 août 1994 face à la Tchéquie, où entré à la 63’, il inscrit deux buts d’anthologie.

15 millions d’euros par an

Son transfert à la Juventus suscite déjà l’étonnement en raison du coût de l’opération qui frôle les 75 millions d’euros. Mais c’est moins cette somme qu’il juge « extravagante » que son séjour transalpin qui le fera jaser. En réalité, il ne s’est pas complètement adapté au jeu rugueux et agressif des Italiens, lui le créateur, l’artiste. Pis, le président Agnelli, patron de Fiat et de la Juve, enfoncera le clou en qualifiant Zizou de « joueur plus distrayant qu’utile », Ah bon ! Zizou va prendre sa revanche en 1998 en remportant le trophée le plus convoité de la planète, enchaînant avec l’Euro et un titre avec le Real. Ce faux lent, à la démarche chaloupée, allait accéder au rang de star mondiale. mais en août 2004, il quitte les Bleus pour y revenir moins d’un an après sur insistance de... Jacques Chirac en personne. Il a été fidèle à Véronique, jeune danseuse qu’il a épousée et qui lui a donné 4 enfants : Enzo, Luca, Théo et Elyaz. C’est elle qui l’a influencé pour qu’il rejoigne le Réal Madrid après un parcours qui finissait par devenir lassant à la Juventus. Véronique d’ascendance espagnole a tenu à vivre à Madrid et ce transfert a eu du bon pour son mari qui s’exprimera mieux chez les Merengue. Dans sa carrière, Zidane a pratiquement tout gagné. Par-delà les titres, Zizou est un homme comblé et un des sportifs les mieux payés de la planète. Avec 15 millions d’euros de revenus annuels, l’emblématique capitaine du Onze tricolore, vainqueur de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2000 a de quoi assurer largement une retraite bien douillette... Zidane restera ce symbole de la France Black-blanc-bleu qui gagne. Il fêtera ses 34 ans le 23 juin, jour de France-Togo. Après la Coupe du monde, débutera la deuxième vie du jeune père retraité qui s’occupera des petites catégories du Réal, parmi lesquelles s’illustre déjà son fils Enzo, qu’il a prénommé ainsi en hommage à Enzo Francescoli qui était son idole à l’époque. « Je veux être père à plein temps et m’occuper plus longuement de mes enfants », a-t-il confié tout dernièrement. Cela ne l’empêchera pas aussi de continuer à être l’ambassadeur des grandes œuvres charitables et caritatives. Les groupes Danone lui a confié une mission de longue durée dans le cadre d’un programme d’aide à l’enfance défavorisée... C’est dire qu’il sera toujours d’attaque. Mais Bernabeü sera orphelin, tant pis ! La symphonie n’aura plus de chef d’orchestre. Les supporters espagnols l’ont bien compris et ont scandé dimanche soir : « M. l’arbitre SVP, ne sifflez pas la fin. »

 

Parcours

Zinedine Zidane est né à Marseille le 23 juin 1972. Comme beaucoup d’enfants à Marseille, il s’intéresse au football. Sa première licence, il la signe à l’US Saint-Henri près de Castellane. Zidane est déjà bien plus fort que les autres et ses prédispositions lui permettent d’entrer au Centre régional d’éducation physique et sportive (Creps) à Aix-en-Provence. Alors qu’il n’est pas encore cadet, il se fait repérer par plusieurs grands clubs. Il restera dans le Sud et part en 1984 pour le centre de formation de Cannes. A 16 ans, il débute sa carrière professionnelle, puisqu’en 1989, il joue sa première saison en première division avec Cannes. Puis ce sera Bordeaux ensuite la Juventus avant de signer à Madrid en 2001. Il y restera 5 ans, chiffre fétiche qui figure sur son maillot. En signe de reconnaissance, les « socios » madrilènes lui ont réservé un accueil particulier lors de sa dernière sortie, cette semaine. Zidane jouera la Coupe du monde avec les Bleus en Allemagne, avant de raccrocher définitivement en juillet. Il compte s’occuper des catégories jeunes du Réal.


Source: ElWatan Hamid Tahri le 11/05/2006

publié par amayas publié dans : portrait

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